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25 déc. 2025
Quand on regarde mes photos d'aurores boréales, on y voit de la beauté. Mais on ne perçoit pas toujours leur impact.
À maintes reprises, j'ai côtoyé des jeunes du Nord qui portaient un fardeau qu'aucun enfant ne devrait porter. Souvent, ces jeunes m'ont regardé et m'ont confié les mots qu'ils n'osaient dire à personne d'autre : leurs difficultés, leurs émotions, leurs pensées suicidaires. Dans de nombreuses cultures, on nous apprend à refouler ces sentiments. On nous apprend que le silence est une force.
Je suis là pour vous dire que le silence est un mensonge.
Je le sais parce que la photographie m'a d'abord aidée. Elle m'a permis d'appréhender le monde quand les mots ne suffisaient pas. Aujourd'hui, je vois ce phénomène se produire à Sandy Bay et ailleurs. Quand ces jeunes se placent derrière un objectif, ils ne font pas que prendre une photo ; ils trouvent un moyen de s'exprimer. Ils trouvent une raison de vivre.
La photographie thérapeutique n'est pas qu'un simple passe-temps pour moi : c'est une bouée de sauvetage. Si cela peut m'aider, et si cela peut aider ces enfants à trouver leur voix après des années de silence, cela peut aider n'importe qui.
Pour Noël, je suis à Regina pour un court instant, mais ma mission résonne plus fort que jamais. Nous ne nous tairons pas. Nous continuerons d'utiliser la lumière du Nord pour percer les ténèbres du tu-dit.
Aux enfants qui pensent que personne ne les écoute : je vous vois. La lumière vous voit. Tenez bon.
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